Dans l’histoire des mathématiques, les femmes n’ont pas toujours été mises sous les feux des projecteurs. Ce qui a influencé la pensée publique à croire que les sciences dures, en outre les mathématiques, ne sont pas faites pour les femmes. Cependant, une femme particulière va marquer l’histoire des mathématiques en développant plusieurs théories. Il s’agit de l’américaine-autrichienne Hilda Geinringer.
Hilda Geiringer est née le 28 septembre 1893 à Vienne dans une famille juive. Son père était né en Hongrie et sa mère à Vienne. Ces derniers n’ont pas choisi d’orienter leur fille vers la tendance de l’époque où le destin d’une femme était plutôt de se marier que de faire des études. En outre, ils ont choisi de l’orienter vers les études. De ce fait, ils lui ont soutenu financièrement afin qu’elle puisse étudier les mathématiques et la physique à l’Université de Vienne. Après avoir reçu son premier diplôme, elle ne s’est pas arrêtée. De cette même université, elle a poursuivi ses études de mathématiques pour son doctorat. Après avoir obtenu ce dernier en 1917, l’année suivante, elle a publié une thèse dans laquelle elle abordait la trigonométrie avancée et a développé une théorie généralisée pour une série de Fourier en deux variables.
Quelques années plus tard, elle déménage à Berlin et devient l’assistante d’un grand professeur de mathématiques “Von mises” à l’Institut de mathématiques appliquées avec qui elle a réalisé de nombreux travaux. Ainsi, en 1927, elle est devenue la première femme professeure (privatdozent) dans les universités allemandes. Formée dans les mathématiques pures, elle s’est plutôt orientée vers les mathématiques appliquées plus précisément dans les domaines de la plasticité, de la statistique et de la probabilité. En effet, elle a développé une équation dite équation de Geinringer en simplifiant les anciennes équations permettant de calculer la déformation des métaux. À partir de cette équation, elle a développé une théorie regroupant un ensemble de techniques permettant d’analyser les conditions de déformations des métaux. Cette théorie dite théorie des lignes de glissement ou de fuite joue aujourd’hui un grand rôle dans la science et l’ingénierie notamment dans la sécurité des ponts.
En effet, l’application de la théorie dans la construction des ponts permet de les protéger contre les courbures et les ruptures. Elle permet de s’assurer que les métaux formant ces constructions ne se déforment pas au-delà de leur point de déformation.
Menacée par les nazis, elle a migré vers la Turquie puis les États-Unis. Là-bas, elle a lutté pour avoir une position dans le milieu universitaire comme en Allemagne, mais sans succès. En effet, elle a postulé dans de nombreux emplois dans les universités, mais elle a été disqualifiée bien souvent à cause de son sexe. En dépit de tout, elle a fini par être employée au Weaton college of Massachusetts. C’était un collège pour femme dans lequel on ne pouvait pas effectuer les mêmes types de recherche sophistiquée que dans les universités. Quelques années plus tard, elle a été nommée directrice en chef du département des mathématiques de ce collège. Elle y a travaillé jusqu’à sa retraite en 1959. Malheureusement, elle a rendu l’âme en 1973.
En somme, grâce à ses recherches, Mme Geiringer a permis non seulement aux mathématiques appliquées de faire un bond en avant, mais aussi, la probabilité et la génétique Mendélienne.
Ainsi, la prochaine fois qu’on entendra parler de l’équation de Geiringer, pense à cette femme intelligente et courageuse qu’est Hilda Geinringer.
Lourdes-Erlie Etienne
McNeill, Leila. “The woman who reshaped maths,” BBC Future, October 31, 2019.
Richards, Joan L. “Hilda Geiringer von Mises,” in Women of Mathematics: A Biobibliographic Sourcebook,, Grinstein and Campbell, Editors, Greenwood Press, 1987, 41-46.
https://www.agnesscott.edu/lriddle/women/mises.htm
https://www.geni.com/people/Hilda-Pollaczek-von-Mises/6000000009432053008#
]]>Un maçon blanc qui tombe amoureux d’une jeune noire. Richard Loving, né le 23 octobre 1933 décida à un moment de sa vie d’épouser Mildred Jeter née en 1939. A en croire qu’il s’aimait éperdument au Cœur de l’Amérique ségrégationniste de 1958.
L’état de virginie où les LOVING ont décidé de s’installer les poursuit en justice à cause des lois mises en vigueurs qui promulguaient en effet l’interdiction pour tout citoyen blanc de s’unir à un noir en dehors de l’Etat et d’y revenir mariés.
Après seulement quelques semaines de mariage, le couple arrêté pour cohabitation illégale est alors condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition de quitter l’Etat.
Ce fut grâce à une lettre écrite par Mildred au procureur général des Etats Unis de l’époque Que L’union des libertés civiques se saisit de l’affaire et déposa plainte.
Encouragés par les avocats, les LOVING se tenaient déjà sous les feux des projecteurs médiatiques. Ils n’étaient pas des activistes comme bon nombres mais voulaient simplement dénoncer une violation de leurs droits civiques et ils voulurent que la justice leur permettent de retourner vivre leur union conclu dans un cadre parfaitement légal dans l’Etat de Washington, en toute quiétude, sur leur terre d’origine.
Après d’innombrables rejets juridiques, la cour suprême, abroge enfin cette loi le de la Virginie, le 12 juin 1967, la déclarant anticonstitutionnelle. Autorisant par conséquent le couple à retourner chez lui et invalidant par la même occasion toute loi qui apporterait des restrictions au droit au mariage en se fondant sur la race des époux.
Richard et Mildred purent alors retourner vivre librement dans le comté de Caroline, construire leur maison et élever leurs enfants.
Un jour survint un terrible accident de la route qui emporta l’œil droit de Mildred et l’âme de son cher mari en 1975. Depuis elle fit de son possible pour mettre tout de côté, refusant toute demande d’interviews à propos de l’affaire alors bien que l’histoire faisait déjà l’objet de plusieurs chansons et films dont le film LOVING sorti en 2016.
Mildred mourut le 2 mai 2008 à cause d’une pneumonie. Cependant le discours du couple Loving a bien survécu et un jour a été rendu spécial en leur honneur.
Kepler PIERRE
]]>Hannah est un spécialiste des graphismes tridimensionnels ou 3D. En 1982, en collaboration avec six autres personnes, il fonda une entreprise responsable de conception d’ordinateurs et de programmes à savoir le silicon graphics incorporated (SGI). Nommé scientifique principal de la société en 1986, il a réussi à concevoir des programmes informatiques tels que Personal IRIS, Indigo, Indigo 2 et Indy Graphics permettant de produire des effets spéciaux 3D.
Ces systèmes ont été utilisés par les artistes dans la création des effets de films et de vidéos tels que Terminator 2, Aladdin, Jurassic Park, Field of Dreams, Beauty and the Beast, les vidéos « Black and White and Remember the time » de Michael Jackson, etc. De plus, les ordinateurs que son entreprise fournissait étaient plus avancés que ceux de nombreuses autres entreprises et pouvaient facilement gérer d’énormes quantités d’informations et fonctions. La technologie de l’entreprise était utilisée aussi dans l’ingénierie, la recherche médicale et pour des applications militaires.
En somme, Hannah n’est pas directement impliqué dans la production des effets spéciaux en soi mais il a conçu l’équipement informatique que les artistes d’effets spéciaux utilisent pour créer ces effets. En outre, il a développé les systèmes d’effets spéciaux 3D ou image tridimensionnelle.
Kepler Pierre
www.encyclopedia.com , Hannah, Marc
www.mathbuffalo.edu, Marc Hannah
www.blackhistorymonth.org.uk, Marc Hannah.
www.blackpast.org, Hannah
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Rosalind Franklin est née à Londres le 25 juillet 1920. Elle a fait des études en chimie au Newham College de l’Université de Cambridge. En 1945, elle décroche un doctorat pour ses travaux sur la porosité du charbon. Après cela, elle se rend en France où elle obtient une bourse pour une formation en cristallographie aux rayons X au laboratoire central des services chimiques. Ainsi, elle a pu continuer ces recherches sur le charbon, plus précisément sur le passage du charbon au graphite.
En 1951, elle retourne dans la capitale Anglaise et elle intègre le King’s college de Londres où elle sera affectée dans le département biophysique en travaillant au niveau du laboratoire de John Randall. De là, elle débute ses recherches sur la structure de l’ADN en mettant à profit ses connaissances en cristallographie. Assisté d’un étudiant, Raymond Gosling, Rosalind a pu réaliser deux clichés de l’ADN en mai 1952. L’un des clichés, dénommé cliche No 51, sera la clé de la découverte de la structure de l’ADN. En effet, il a permis à Rosalind d’identifier la structure en double hélice de l’ADN. Ainsi, elle a pu identifier les deux hélices A et B de l’ADN et a commencé à élaborer un article. Mais, ses résultats ont été volés. En effet, Wilkins, ex collaborateur de Rosalind, a montré ce cliché à deux autres chercheurs, Watson et Crick, sans le consentement de la scientifique. Ils ont profité de cette opportunité pour aboutir leurs recherches et élaborer un article scientifique, article qui sera transmis à la revue « Nature » pour la préparation de sa publication. Ayant eu vent de cela, Rosalind Franklin a exigé à la revue que son propre article soit aussi publié. Ainsi, en 1953 deux articles sur la découverte de la structure de l’ADN ont été publiés, celui de Franklin et celui de Watson et Crick. Mais malheureusement, c’est l’article de ces derniers qui vont être mis en avant car ils ont minimisé l’importance du cliché No 51 dans leur travail.

Rosalind Franklin sera emportée par un cancer de l’ovaire en 1958 à seulement 38 ans, ce qui est probablement dû à son exposition aux radiations. Et en 1962, Wilkins, Watson et Crick ont reçu le prix Nobel pour la découverte de la structure en double hélice de l’ADN. La scientifique, quant à elle, ne sera pas compensée. L’une des causes est que le prix Nobel ne peut être attribuée qu’à trois personnes. Mais, pourquoi c’est la scientifique qui a été écartée ? Elle était morte certes, mais jusqu’en 1974, il était possible d’attribuer le prix Nobel à titre posthume.
Cependant, en 2003, soit 45 ans après la mort de Rosalind Franklin, James Watson a reconnu l’importance du travail de la scientifique lors d’une interview. Selon lui, Rosalind Franklin aurait elle aussi méritée le prix Nobel. Ainsi, au cours de cette même année, un prix a été créé au nom de Rosalind Franklin afin de rendre hommage à une femme scientifique différente chaque année.
Lourdes-Erlie Etienne
Sources :
https://www.futura-sciences.com/sante/personnalites/genetique-rosalind-elsie-franklin-881/
https://www.sdsc.edu/ScienceWomen/franklin.html
https://www.britannica.com/biography/Rosalind-Franklin
https://www.herodote.net/Pionniere_oubliee_de_l_ADN-synthese-2782.php
https://www.geo.fr/histoire/qui-etait-rosalind-franklin-a-qui-lon-doit-la-decouverte-de-la-structure-de-ladn-209412?amp
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