Et, comble de l’ironie, ces mêmes citoyens passeront là quelques heures plus tard, en se mettant la main devant la bouche et le nez et arboreront ce visage de dégoût et de colère comme s’ils seraient prêt à crucifier ceux qui ont osé salir le coin de rue. Ils se disent innocents mais ignorent que ce sont leurs propres déchets qui ont contribué à cet amas d’immondices. Personne n’est innocent, dans la gestion des ordures, nous sommes TOUS RESPONSABLES.
Cet amoncèlement, comme les milliers d’autres qui jonchent nos trottoirs et fouettent notre odorat, est formé en majeure partie de débris domestiques. Ce sont tous les déchets produits par un foyer. Les avaries qui se trouvent dans nos poubelles à la maison, les vieux objets dont nous nous débarrassons chaque jour. Mais que faire ? Les fatras ne peuvent tout de même pas être entassés chez nous. La meilleure gérance de nos poubelles se fait en 3 étapes simples pratiques et écologiques : LE TRI SELECTIF, LE COMPOSTAGE, LE RECYCLAGE.
Les déchets domestiques ou ménagers ont 2 provenances, la plupart sont d’origine organique telles que les pelures de fruits et de légumes, la nourriture jetée, les coquilles d’œufs, globalement tout ce que l’on peut manger ou qui provient directement du monde végétal ou animal. Les autres sont non-organiques, comme les vieilles chaussures, les boites en carton, les bouteilles en plastique ou en verre. Les sacs-poubelle que nous jetons quotidiennement sont composés en majeure partie de déchets organiques.
Ce sont des corps putrescibles et facilement biodégradables. Ils ont donc une valeur considérable et peuvent être utilisés à bon escient. Pour cela, il faut les séparer des autres débris non-organiques. On pratique alors, le TRI SELECTIF qui est le fait de classer les déchets d’une poubelle selon leur nature et leur rapidité à se biodégrader. Une fois collectés ces détritus putrescibles seront fermés hermétiquement puis subiront les procédés qui les rendront nourriciers aux sols, c’est le COMPOSTAGE.
Les autres déchets issus du tri sélectif, et qui n’ont pas pu passer au compostage sont inorganiques. Ils sont très lents à la biodégradation et ont souvent subi des transformations industrielles irréversibles. Pour ceux-là, il faut pratiquer le RECYCLAGE. C’est un procédé de traitement de déchets, qui permet de réintroduire ou de réutiliser un produit en fin de vie ou des fragments qui le composaient. Il concerne le plus souvent les objets en métal, en verre ou en plastique.
A travers ces procédés le volume de détritus produits chaque semaine par un ménage se verra considérablement diminué. Les rues en seront donc moins polluées. Pourtant, tout cela sera vain si nous n’éduquons pas nos enfants sur la salubrité et si nous ne punissons pas ceux qui souillent les trottoirs. Il est du devoir de chacun d’œuvrer pour la protection de l’environnement et la propreté de notre pays car dans la gestion des déchets, nous sommes TOUS RESPONSABLES.
Jean-Christophe PAUYO
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Cette déforestation du pays continue à causer de nombreuses pertes au niveau de notre biodiversité, remarquons que nous n’avons plus de ces beaux oiseaux qui embellissaient notre faune. À chaque intempérie, à chaque goutte de pluie tombée, l’inondation survient et provoque de nombreux dégâts matériels ainsi que de nombreuses pertes en vies : animale et/ou humaine. La terre devient de moins en moins fertile, surviennent également des glissements de terrain, ce qui cause l’érosion et dans un contexte global le changement climatique sont aussi dans la longue liste de conséquences liées à la déforestation.
Donc cela ne parait pas anodin ; à chaque grande occasion, surtout le 1er mai en Haïti ; qu’on mène des campagnes de reboisement. Avec quelques sponsors en poche : un assez bon capital, l’achat de quelques plantules et quelques terrains vides tout est ok pour une campagne de reforestation ! Sans tenir compte des besoins du milieu, sans savoir quelle espèce est adaptée à tel ou tel milieu, sans prendre en considération les avis des gens environnantes, sans avoir aucun processus de surveillance de la croissance des plantules, la campagne fait son cours jusqu’à leur mise en terre. C’est ainsi que chaque année, plusieurs milliers de plantules sont mises en terre sans avoir une espérance de vie d’au moins 2 ans. On plante chaque année sans vraiment envisager une bonne perspective, il suffit de trouver des sponsors et recommencer l’année suivante. C’est devenu presque un cycle infernal et interminable.
Pour avoir des solutions concrètes et durables, il faut aller à la base des problèmes. L’une des causes principales de la déforestation c’est la misère. La misère engendrée par la croissance de la pression démographique entraîne la coupe abusive des arbres. Comment empêcher à un homme d’utiliser les moyens à sa portée pour sa survie ? Le processus de reboisement, de reforestation ne doit pas seulement s’inscrire dans la mise en terre des plantules. Il faut aussi sensibiliser les gens contre la coupe des arbres en leurs montrant comment elle peut être nocive pour l’environnement et comment cela peut affecter leur vie future. Il faut leur donner d’autres moyens de revenu pour subvenir à leurs besoins pour les empêcher d’utiliser les arbres comme alternative de survie.
Un processus de reboisement doit nécessairement les impliquer dans l’accompagnement des plantules jusqu’à maturité. Un arbre ne grandit pas du jour au lendemain ; c’est comme un enfant il faut en prendre soin, l’arroser, veiller à sa croissance et à son développement. Si on ne tient pas compte des besoins des gens qui coupent les arbres, si on ne les intègre pas dans le processus de reboisement tout en les accompagnants ; on plantera et on recommencera l’année prochaine, encore l’année suivante et ainsi de suite pendant que la déforestation elle, continuera à faire ravage.
Carl Andy JOB
]]>Regroupant les communes d’Arcahaie et de Cabaret, la plaine de l’Arcahaie représente un des bastions réputésde la production de banane à destination de la capitale principalement. Mais depuis quelques temps, le secteur de la production de banane en Haïti subit quelques dommages. Nous pouvons citer les maladies, certaines variétés sont même mortes, nous pouvons aussi parler des lourdes conséquences de l’insécurité qui règne dans le pays.
Un petit séjour de 10 jours à Cabaret, pendant lequel j’ai visité un peu la région et fait un peu la conversation m’a fait remarquer à quel point les planteurs étaient délaisséspar l’Etat, ils ne s’en plaignent même plus. En 10 ans, le prix d’un sac d’engrais a doublé, de plus le prix d’un régime de banane varie constamment a déclaré un planteur de 52 ans. L’Etat ne semble pas être trop intéressé au maintien et à l’amélioration de cette partie su secteur de production agricole. La plaine de l’Arcahaiebénéficie de l’existence de 4 cours d’eau et de structures d’irrigation datant d’avant 2000. Cette eau est inégalement répartie. Ce qui conduisait autrefois à des morts. Depuis, une association d’irrigants a été formée et il y a de nettes améliorations quoique le problème de l’insuffisance de l’eau dans les périodes sèches reste entier.
La cercosporiose noire en anglais « Black sigatoka » est une maladie qui attaque les feuilles des bananiers. Elle est causée par le champignon ascomycète Mycosphaerella fijensis. Les premiers symptômes sont de points de chlorose apparaissant sur la face abaxiale des feuilles. Ces points vont ensuite s’élargir et devenir de plus en plus bruns. Ce champignon apparu dans la plaine de l’Arcahaie en 1998 au lendemain du passage du cyclone Georges est capable de provoquer la mort des bananiers.
Les exploitants de la plaine arrivent a peine a joindre les deux bouts. Ils disposent cependant d’un environnement et d’une terre qui pourrait rapporter gros si les bonnes interventions sont faites aux bons endroits et aux bons moments et surtout avec les bonnes personnes. La crainte de la disparition un jour de nos bananiers subsiste depuis plus d’une décennie on en parlait déjà en 2008. Qu’allons-nous faire ? Laisser périr nos bananiers ou poser des actions concrètes visant à en optimiser la production et l’exportation.
Venslee S. L. MERILAN
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La toute première voiture électrique émerge en l’an 1834 et son moteur à explosion, bien plus tard, en 1861. Toutefois, lors de leur première commercialisation en 1852, ces modèles n’utilisent pas de batterie électrique rechargeable. L’invention de cette dernière, en 1859 apporte une certaine notoriété à la voiture électrique. Cependant, dans les années 1920, et depuis lors, le thermique bon marché devient un choix mondial pour son autonomie. C’est en 1973 que l’on s’intéresse de nouveau à la propulsion électrique, suite au choc pétrolier.
Depuis quelques années déjà, le secteur du transport est considéré comme étant l’une des premières sources de pollution à travers le monde. Avec l’extraction du pétrole pour subvenir en carburant et l’émission de CO2 par les pots d’échappement des voitures thermiques, il s’est avéré imminent, voir crucial de pallier à ce problème en ayant recourt à l’électrique. La voiture électrique sembla alors représenter la solution adéquate ; facile à démarrer et ayant la grâce de ne pas laisser derrière elle un nuage de fumée noire riche en CO2.
Le besoin de minimiser les impacts dûs aux gaz à effet de serre sur l’atmosphère, de pair avec la prise de conscience du danger que représente le changement climatique, ont poussé les dirigeants du monde à rechercher une alternative sans empreinte écologique néfaste pour la survie de la planète.
Les principaux constructeurs automobiles ont cherché à développer et à perfectionner des modèles totalement électriques. Dès lors, les installations de bornes de recharge sont alors devenues de plus en plus nombreuses. Ces véhicules sont considérés comme peu bruyants et dégagent un effet dit « propre » puisqu’ils sont dépourvus de pot d’échappement et par-dessus tout ne fonctionnent pas au carburant.
Toutefois le fonctionnement de ces voitures est-il vraiment sans effet de pollution ?
L’impact de la voiture électrique sur l’environnement est lié principalement à la production de l’électricité, mais aussi aux émissions de particules fines. Si la voiture elle-même produit en moyenne moins de gaz à effet de serre que la voiture thermique, sa fabrication requiert de grandes quantités d’énergie et est jugée dangereuse pour l’homme et la nature.
L’essentiel de l’énergie requise pour la propulsion du véhicule est produite grâce aux combustibles tels que le charbon en Chine ou encore repose sur des centrales nucléaires comme en France. Cette énergie peut également être d’origine fossile comme le pétrole lui-même dans certains autres pays, ce qui occasionne l’émission de fines particules chimiques et nucléaires lors du freinage. En plus de ces quelques particules, des parcelles des métaux de constitution peuvent tout aussi bien s’en échapper.
De surcroît, la composition de sa batterie dite lithium-ion-batterie rechargeable comprend des métaux pour la plupart rares et toxiques tels que le cadmium, le lithium, le zinc pour ne citer que ceux-là. L’extraction de ces métaux pour la production de la batterie lithium-ion provoque l’assèchement des rivières, la pollution des sols et l’augmentation des taux d’intoxication et d’infection dans les localités où ils sont tirés.
En effet, l’extraction du lithium nécessite beaucoup d’eau et le tarissement des sources les plus proches des sites d’extraction provoque un désastre hydrique inquiétant. Les populations de ces zones se retrouvent exposées aux émissions de résidus de produits chimiques et sont confrontées au manque d’eau pour leurs besoins quotidiens.
En définitive, l’électrique semble résoudre le problème de pollution du secteur de transport. Toutefois à la manière du nucléaire, elle représente néanmoins toujours un certain danger pour tout un chacun et épuise les ressources naturelles de l’homme.
Anne Soraya NICOLAS
]]>Assez souvent, les haïtiens se plaignent, déclarant que l’augmentation de la température “n’est pas simple”. Ils ont pu constater que l’air devient de plus en plus chaud, le soleil et ses rayons plus irritants.
Ce phénomène ne concerne pas seulement Haïti mais tout le globe. Pour pointer ce problème, les scientifiques emploient plusieurs termes comme : Réchauffement climatique, dérèglement climatique ou encore changement climatique. Ils définissent ces termes comme étant le phénomène de variation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, induit par la quantité de chaleur piégée à la surface terrestre, du fait des émissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O).
Causes du changement climatique
Le changement climatique est dû à divers facteurs. Les activités humaines telles que l’utilisation des fossiles combustibles, l’exploitation excessive des forêts (tropicales spécialement), font varier à grande échelle le climat et la température de la terre. Toutes ces activités libèrent beaucoup de gaz à effet de serre qui vont s’additionner à la quantité naturelle de ces gaz dans l’air. Ce qui va, de ce fait augmenter l’effet de serre et le changement climatique.
Les gaz à effet de serre sont pourtant présents naturellement dans l’atmosphère, protégeant les terriens, en permettant à l’énergie solaire d’entrer de manière agréable sans les rayons nocifs et ensuite en empêchant cette énergie de s’échapper. Ces gaz présents en quantité suffisante et normale dans l’atmosphère vont augmenter de manière excessive à cause de l’activité humaine.
Parmi ces gaz, on peut citer:
1) Le méthane (CH4)
2) Le dioxyde de carbone (CO2)
3) Le protoxyde d’azote(N2O)
4) Les gaz fluorés etc…
Le dioxyde de carbone est, parmi tous ces gaz, le plus émis par les activités humaines. Ce gaz est responsable de 63% du changement climatique causé par les hommes. Aujourd’hui, sa concentration dans l’atmosphère dépasse les 40%.
Le méthane, de son côté, représente 16% du changement climatique causé par les hommes, le protoxyde d’azote, en représente 6%.
Quelques causes de l’émission excessive de ces gaz à effet de serre:
1) La combustion du charbon, du pétrole et des gaz
2) L’exploitation excessive des forêts
3) L’augmentation excessive de l’élevage
4) L’utilisation intensive des engrais azotés
5) Les gaz fluorés
Les conséquences du changement climatique
Le changement climatique ou dérèglement climatique présente beaucoup de résultats néfastes. Parlons de :
1) L’attaque de la biodiversité : Risques accrus d’extinction pour de nombreuses espèces (animales ou végétales) qui ne pourront pas se déplacer assez vite pour s’adapter. Environ 25% des espèces animales et végétales sont en voie d’extinction à cause de la hausse de la température.
2) La fonte des glaciers: Selon les climatologues, il est possible que l’océan arctique soit libre de toute sa glace d’ici 2050.
3) L’augmentation du niveau de l’océan : D’après les études, en 50 ans environs, le niveau de la mer s’est élevé de 10 cm. Selon la NASA, une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable durant les 100 à 200 prochaines années.
4) La fréquence des évènements météorologiques : Ouragans et cyclones plus intenses ; Selon les experts, la majorité des cyclones et Ouragans qui sont les plus violents sont des conséquences directes du dérèglement climatique.
5) Les impacts socio-économiques
6) Épisodes de froid en Europe : C’est pour cela que certains scientifiques préfèrent surtout parler de dérèglement climatique au lieu de réchauffement climatique, ce phénomène entraîne également des épisodes de froid polaire en Europe. Toujours selon les scientifiques, le “Gulf Stream”, dont le rôle est de séparer les masses d’air froides de l’Arctique et du Pôle Nord de l’air chaud de l’hémisphère Nord, serait perturbé par le dérèglement climatique.
7) Les feux de forêts plus fréquents
8) Émergence des Maladies : Le réchauffement climatique a un effet sur la santé en ce sens que ce dernier peut prolonger les saisons de transmission de maladies par certains insectes comme les moustiques. Les insectes nuisibles sont généralement les proies de certains animaux comme les anolis et les grenouilles qui sont des animaux sensibles à l’augmentation de la température. Le Dérèglement climatique pourrait alors provoquer la mort de ces prédateurs et la prolifération incontrôlable de ces insectes vecteurs de maladies. Ce qui pourrait résulter à l’augmentation des cas de maladies.
Lutte et Recommandations
Même si le phénomène du dérèglement climatique ne peut pas être vaincu, nous pouvons au moins essayer de lutter contre ce dernier. Pour lutter contre ce problème nous devons :
1) Modifier nos habitudes alimentaires : Nous devons consommer plus de fruits et de légumes de saison, car ces derniers génèrent 7 fois moins de gaz à effet de serre que les produits cultivés sous des serres chauffées.
2) Lutter contre la déforestation : Les arbres sont la vie, nous devons les protéger et en planter de nouveaux. Les arbres nous aident à lutter contre les GES qui menacent la vie telle que nous la connaissons.
3) Préserver les océans : Les océans recouvrent environ 75% du globe terrestre, nous devons les préserver en évitant d’y déverser nos déchets toxiques.
4) Consommer moins d’énergie : Le temps est venu de nous concentrer sur l’utilisation d’énergies issues de sources renouvelables, afin de réduire l’émission quotidienne de GES.
5) Gérer les déchets : Trions les déchets, classons-les d’après leur capacité à se biodégrader. Il ne faut jamais les jeter dans la nature, afin d’éviter toute sorte de pollution.
Renseignez-vous sur le « tri sélectif » en lisant un de nos articles : https://kollectifvertht.wordpress.com/2019/11/20/gestion-des-dechets/
Agissons, Sauvons la planète.
Par : Hugues Emmanuel GARNIER et Carl-Dany Junior DESROSIERS
Sources :
1) cnews.fr
2) notre-planete.info
3) m.actu-environnement.com
Photo: Venslee S. L. MERILAN
]]>« Tèt mòn yo kale , plèn yo toutouni ». Pyebwa sa toujou ap bay fatra, m pral kanpe sa!!!
On entend beaucoup parler du déboisement, un terme qui revient fort souvent et qu’on a tendance à réduire à la coupe des arbres sans penser aux lourdes conséquences sur les hommes et l’écosystème.
Le « déboisement » qu’est-ce que c’est ? quelles sont les conséquences et comment lutter contre ce phénomène néfaste ?
Le déboisement et ses principales causes :
Le déboisement désigne l’abattage des arbres dans un lieu ou dans une forêt , sans programme de repeuplement ou de régénération ; un problème qui fait cas de figure dans de nombreux pays notamment Haïti.
Mise à part la principale cause du déboisement en Haïti, la coupe effrénée des arbres pour la production du charbon de bois, il peut tout aussi être dû à une exploitation massive de bois (non contrôlée) et/ou la coupe des arbres pour faire place à la construction ou pour l’accroissement des surfaces agricoles.
Si toutefois le déboisement est négligé, il en retombera de lourdes conséquences,
Notons :
Sur le plan agricole
-l’apparition des zones arides : Le déboisement met à nu le sol, diminue le cycle de l’eau, ce qui donne naissance aux zones arides. Bien que leur aménagement sert à l’agriculture, en particulier à la production vivrière, elle nécessite la maîtrise des eaux de surface provenant de cours des eaux éphémères, ce qui n’est pas franchement un avantage pour les agriculteurs haïtiens.
-Dégradation et appauvrissement du sol : Le déboisement provoque la perte en éléments nutritifs , l’acidification , la salinisation… Le sol joue un rôle essentiel dans la productivité agricole, c’est un élément incontournable. Un appauvrissement du sol diminue les rendements et peut menacer les exploitations agricoles.
Sur le plan socio-économique
-Chômage des agriculteurs : l’incapacité de production des terres fait enchainer les mauvaises récoltes et les pertes.
-Chute considérable des systèmes de production : les propriétaires victimes des effets du déboisement sont obligés de se tourner vers un autre secteur pour couvrir leurs dettes et répondre aux besoins de leur famille. L’agriculture est délaissée.
-Hausse des prix des produits alimentaires : Une insuffisance de production entraîne la rareté des produits agricoles.
Biodiversité
En ce qui concerne la biodiversité, le déboisement touche au plus haut point la fragilité des ressources naturelles entraînant :
-la baisse d’infiltration de l’eau
-la mise en voie de disparition d’espèces (soit la disparition de 10/17 espèces endémiques à Haïti)
Comment lutter contre le déboisement ?
Bien que les conséquences nous laissent au dépourvu le phénomène n’est pas pour autant irréversible. Les stratégies et les solutions sont nombreuses et peuvent dès maintenant être entreprises.
-De nouvelles sources d’énergie : Privilégier des solutions techniques ou partielles à la production de charbon de bois par les paysans.
-Campagne de sensibilisation : informer la population des effets écologiques et socio-économiques du déboisement.
-Campagne de reboisement : inviter la population à prendre part au reboisement du pays tout en indexant les nombreux avantages, économiques, agricoles et autres.
-Agriculture adaptée au climat : Pour reverdir les terres arides, aidant ainsi a transformer des terres marginales en champs productifs.
Hander Sebastien JEAN-LOUIS
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Son origine
De grands mammifères marins de l’ordre des cétacés comme les baleines, les dauphins et les cachalots se nourrissent beaucoup de seiches comme des calamars. Ces derniers une fois arrivés dans l’appareil digestif des grands cachalots comme la baleine, ne sont pas entièrement digérés. En effet, ces mammifères n’absorbent que la peau, d’autres parties comme le bec des pieuvres ou alors l’enveloppe des calamars restent intacts.
Selon le muséum d’histoire naturelle de Londres au Royaume-Uni, les grands cachalots rejettent ces éléments avant la digestion. Cependant, dans certains cas, ils demeurent dans l’intestin, s’agglomèrent jusqu’à former une masse compacte qui sera alors expulsée dans l’océan. C’est ce qu’on appelle « l’ambre gris ».
La manière dont cet « or flottant » est expulsé fait encore débat au sein de la communauté scientifique. Certains pensent que la baleine l’expulse par défécation. D’autres au contraire affirment que l’ambre gris serait vomi d’où son appellation « vomi de baleine ».
Sa composition et son histoire
L’ambre gris est principalement composé d’ambréine. Une fois extraite, cette sorte d’alcool va permettre la fixation du parfum. En effet, il aide ce produit à garder un peu plus longtemps son odeur.
Son utilisation remonterait à l’époque des pyramides dans l’Egypte antique où il était utilisé comme encens. De plus, au Moyen-Orient, il aurait été réduit en poudre à des fins aphrodisiaques et fortifiants.
Sa valeur
Même étant un élément très rare, le « vomi de baleine » reste et demeure un élément de choix pour la fixation du parfum car il est difficile de fabriquer des substituts chimiques satisfaisants.
Anecdote
Un pêcheur Thaïlandais, JAMRAS THIACHOT aurait repêché le 3 janvier 2021 un énorme morceau d’ambre gris. D’environ 6 kilos, il aurait été estimé à plus de 250.000 euros selon un quotidien local le BANGKOK POST. La chasse à la baleine est certes interdite, mais ces débris cellulaires restent et demeurent un élément important, rare et de grande valeur pour l’industrie du parfum si ces derniers sont expulsés de manière naturelle.
Christie LOUIS
]]><<Les ressources naturelles et environnementales qui sont utilisées pour la production et la consommation doivent être gérées de manière sociale et économiquement justes et en considération des besoins des générations futures.>>
Selon la FAO, l’agriculture biologique est un système intégré de gestion de la production qui favorise et améliore la santé des agroécosystèmes, y compris la biodiversité, les cycles biologiques et l’activité biologique des sols. Elle met l’accent sur l’utilisation d’intrants naturels (minéraux et produits dérivés de plantes) et la renonciation aux engrais synthétiques et aux pesticides.
L’objectif de l’agriculture biologique étant de promouvoir la durabilité, elle doit donc prendre en compte les dimensions écologiques, économiques et sociales. En d’autres termes, on peut parler de l’agriculture biologique comme étant:
– Une agriculture écologiquement durable
– Une agriculture socialement durable
– Une agriculture économiquement durable
L’agriculture biologique connaît un fort essor depuis les années 60. Les scandales sanitaires, liés à l’utilisation de pesticides notamment, se multiplient et amènent à reconsidérer un mode de culture plus respectueux de l’environnement, de la biodiversité et de la santé humaine. Quels sont ses avantages et ses limites par rapport au mode de culture traditionnel ?
Tout d’abord, pour pouvoir revendiquer un produit « bio », il faut respecter un cahier des charges très strict. Celui-ci est défini en Europe par un règlement datant de 2007. Des contrôles peuvent être effectués pour vérifier que les exploitations concernées répondent bien à ces exigences. De manière générale, l’utilisation d’OGM, de pesticides et d’engrais chimiques est interdite et l’utilisation d’intrants est limitée en favorisant la valorisation du compost. Les pesticides et engrais d’origine naturelle sont cependant autorisés. La rotation des cultures et le bien-être animal sont également mis en avant.
Les avantages
L’agriculture biologique a de nombreux avantages et de bénéfices non seulement pour l’environnement mais aussi pour la biodiversité et la santé humaine :
Une action bénéfique sur l’environnement : les pesticides et les engrais chimiques ont pour but de détruire toutes les formes de vie (animale et végétale) considérées comme « indésirables ». Leur utilisation entraîne alors la contamination ou la mort de petits animaux comme les vers de terre ou les insectes mais aussi de la flore locale. La biodiversité locale est alors déséquilibrée, ce qui peut mener à une stérilisation des terres et/ou une repousse plus vigoureuse des mauvaises herbes. Les nappes phréatiques sont aussi préservées par ce mode de culture.
Une action bénéfique pour la santé humaine : il a été démontré que certains pesticides comme le DDT peuvent accroître le risque de cancer et d’autres maladies. En effet, une petite dose de pesticide est absorbée par les aliments et ensuite ingérée par l’homme. Les agriculteurs, qui sont particulièrement exposés aux pesticides, vivent également en meilleure santé avec ce mode de culture. Les produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle favorisent également un terrain allergique.
Les inconvénients
Plus que des inconvénients, l’agriculture biologique présente aujourd’hui quelques limites par rapport à son homologue traditionnel :
Le rendement : en raison de la non-utilisation d’engrais et de pesticides chimiques, le rendement est plus faible qu’en culture conventionnelle. Cela entraîne une augmentation de la surface à cultiver pour obtenir la même quantité d’aliments mais surtout une augmentation du prix de vente. Bien que ce dernier ait largement diminué depuis les années 60, il est encore parfois peu accessible au grand public.
Le coût : pour obtenir la certification AB, les démarches peuvent être longues et coûteuses. De nombreux petits agriculteurs ne peuvent pas assumer ces coûts, même si en pratique ils n’utilisent plus de produits chimiques pour leurs cultures. La modification des installations peut aussi représenter un investissement important.
Le plus grand risque de maladies : sans produits de synthèse, les cultures sont plus sensibles aux maladies. Les produits d’origine naturelle ont encore du mal à être efficaces dans ces cas-là.
L’agriculture biologique présente encore certaines limites qui freinent son développement mais son impact fort sur l’environnement et la santé humaine doit inciter à favoriser son développement.
L’agriculture biologique a-t-elle donc une différence significative avec les autres types d’agriculture ?
Certainement ! Les types d’agriculture conventionnels, par souci majeur de maximiser leurs rendements et de mettre sur le marché des produits esthétiquement attirants, utilisent pas mal de produits chimiques, donc pas naturels ; et qui, au fil du temps, produiront des effets néfastes sur l’environnement, contraignant ainsi le principe de la durabilité écologique. Selon la FAO, la trajectoire actuelle qu’utilise la production agricole n’est pas durable et ce, en raison de ses effets négatifs sur les ressources naturelles et sur l’environnement. Un tiers des terres agricoles se dégrade, on note jusqu’à 75 pour cent de perte en ce qui concerne la diversité génétique des cultures et 22 pour cent des races animales sont en danger. Plus de la moitié des stocks en poissons sont pleinement exploités et, au cours de ces dix dernières années, quelque 13 millions d’hectares de forêts ont été affectés annuellement à d’autres usages.
Avec ces types d’agriculture, le principe de la durabilité économique est également affecté, car après avoir trop abusé des ressources du sol, ce dernier aura tendance à produire de moins en moins, la rareté va alors se créer, et donc économiquement, les prix des produits vont grimper empêchant à ceux ayant les revenus les plus faibles d’y avoir accès. Il est vrai que les produits issus de l’agriculture bio sont également jusqu’à date moins accessibles à cause de leurs prix, mais si beaucoup plus de gens parviennent à investir dans cet intérêt commun et que les politiques étatiques favorisent de plus en plus le développement de l’agriculture biologique, c’est sûr que les produits bio parviendront à devenir plus accessibles en ayant toujours la garantie pour la santé et l’environnement.
Citons encore la FAO qui stipule que les défis globaux auxquels notre époque est confrontée sont la rareté croissante et la dégradation rapide des ressources naturelles. La demande en denrées alimentaires, en aliments pour animaux, en fibres et en produits et services agricoles (notamment la récolte, l’élevage, la foresterie, la pêche et l’aquaculture) augmente rapidement. On prévoit que la croissance démographique sera plus élevée dans les zones qui dépendent de l’agriculture et qui ont déjà des taux élevés d’insécurité alimentaire.
Ces types d’agriculture portent aussi des contraintes à la durabilité sociale. La durabilité concerne également le respect de l’équité au sein et entre les différentes générations. En ce sens, l’agriculture biologique contribue au bien-être social en réduisant les pertes de terres arables, la contamination de l’eau, l’altération de la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre (GES), le gâchis alimentaire et l’empoisonnement par les pesticides. Pour le type d’agriculture contractuel, on parle principalement de l’atteinte aux conditions de travail et de vie satisfaisantes, notamment la dimension de santé environnementale.
Car de nombreux produits chimiques et également de mauvaises techniques utilisées dans l’agriculture contribuent considérablement à la déficience de la santé humaine et au changement climatique. Ce dernier réduit la résilience des systèmes de production et contribue à la dégradation des ressources naturelles. La température augmente ; les régimes climatiques modifiés et les évènements météorologiques extrêmes devraient s’aggraver de manière significative dans le futur.
On constate donc que ces types d’agriculture et ces systèmes de production sont très inefficaces et sont responsables de beaucoup de déséquilibres environnementaux.
Alors, l’agriculture biologique, une nécessité urgente ?
Si on veut réellement parvenir à un développement durable, on doit vraiment adopter un type d’agriculture qui produira des effets meilleurs que ceux cités plus haut. L’agriculture biologique est vivement recommandée !
Sources : Division du climat, de l’énergie et des régimes fonciers (NRC) de la FAO, IFOAM – Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique
https://www.agribio-aquitaine.fr
Rédigé par : Yourie Shelsie JEAN BATARD
*DDT : dichlorodiphényltrichloroéthane ou bis p-chlorophényl-2,2 trichloro-1,1,1 éthane ou encore le 1,1,1-trichloro-2,2-bis(p-chlorophényl
*AB : Agriculture Biologique
*OGM : Organisme génétiquement modifié
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La pollution dans les détails qu’est-ce que c’est?
Tout d’abord il est important de préciser qu’il existe plusieurs formes de pollutions :
En Haïti, nous avons principalement affaire à la pollution de l’air, de l’eau, des sols mais également à la pollution sonore. Notre pays fait face à divers polluants majeurs tels que la fumée résultant du brûlage de déchets, les gaz qui sortent du pot d’échappement des automobiles et depuis un certain temps tous les gaz dégagés lors du brûlage de pneus qui sont assez nocifs pour la santé et pour l’environnement. L’eau des nappes phréatiques ou des sources est souvent polluée par le déversement d’eaux usées provenant des maisons et/ou des industries. Le rejet de produit chimiques pollue le sol ; pour cette catégorie, on peut citer les pesticides utilisés dans l’agriculture, les huiles usées provenant de garages et pour finir les huiles minérales en général.
Selon les jeunes interrogés au cours de notre enquête , la pollution est majoritairement liée à la fumée dégagée par les pneus brûlés et un peu moins aux déchets qui jonchent nos rues. Il faut préciser que tous deux ont des conséquences polluantes. À chaque pneu brûlé, plusieurs substances se dégagent :
Le carbone peut se lier à l’oxygène pour former du monoxyde de carbone(CO) ou du dioxyde de carbone (CO2). Le monoxyde de carbone peut provoquer l’asphyxie, car se liant à l’hémoglobine du sang, qui d’ailleurs a une meilleure affinité avec le CO, il forme de la carbhémoglobine et empêche la formation de la carboxyhémoglobine par l’union de l’oxygène et de l’hémoglobine, ce qui devrait enclencher l’échange de gaz. Il est important de souligner que la réaction entre le CO et l’hémoglobine est une réaction irréversible contrairement à la réaction entre l’oxygène et l’hémoglobine.
Le dioxyde de carbone quant à lui est un gaz à effet de serre. Vous vous demandez surement maintenant si votre respiration à un effet négatif sur l’avenir de la planète, OUI et NON ; les émissions de CO2 par le genre humain sont considérées comme négligeables.
D’autres composants tels que le cadmium, le chrome, le nickel et le plomb peuvent conduire, s’ils sont accumulés dans l’organisme à divers cancers notamment ceux des voies respiratoires, surtout des poumons.
« Jeter les déchets dans la nature, ce n’est pas sans conséquence. Ils y restent longtemps, parfois très, très longtemps. Un objet qu’on jette négligemment va polluer parfois bien longtemps après qu’on ne soit plus de ce monde. »
Les déchets organiques entassés finissent par subir une fermentation et produisent un gaz formé d’un mélange de méthane et de dioxyde de carbone. Le méthane est considéré toxique si sa concentration dépasse 5%.
Les déchets font aussi partie des polluants de l’eau. Dans un cadre global, les déchets plastiques sont à l’origine de nombreuses morts d’animaux marins pris au piège ou confondant une masse plastique pour un autre animal. Dans nos villes, à proximité des décharges il arrive que des sources soient polluées et que d’une façon ou d’une autre cette eau soit consommée.
La pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores et des pollutions induites par le son devenu dans certaines circonstances un altéragène physique. Elle est parfois porteuse de troubles psychologiques(irritabilité, anxiété, agressivité). Elle peut être provoquée par diverses sources et les conséquences peuvent aller d’une gêne passagère à des répercussions graves sur la santé et la qualité de vie chez l’homme, mais également à une altération du fonctionnement des écosystèmes pouvant aller jusqu’à tuer des animaux, provoquer leur migration ou empêcher leur reproduction.
La pollution sonore a pour sources:
La source majeure de nuisances sonores n’est cependant autre que : la circulation automobile en ville.
La lutte contre la pollution en Haïti est l’affaire de tous, elle doit se faire avec tous, et tous en bénéficieront. La situation environnementale du pays appelle à une prise de conscience de tous les acteurs agissant dans ce domaine, en passant par quelques actions :
LA POLLUTION NOUS CONCERNE TOUS!
Venslee S. L. MERILAN
Mwen fè tout sa’m kapab pou’m pa jete fatra nan lari. Mwen eseye enfòme kèk moun sou danje ki genyen epi pi devan mta swete mwen gen posiblite pou’m ka fè plis toujou. Mwen pa jete fatra nan lari, mwen pale moun pou yo pa koupe pyebwa pandan mwen ankouraje yo plante pito, epi mwen evite sèvi ak bagay plastik. Ankouraje moun lakay mwen ak vwazinaj mwen fe konpòs ak fatra oganik. Mwen pa jete fatra nan lari, mwen sansibilize jan’m kapab. Mwen pa achte sachè lè’m al nan magazen.
Jete fatra ki lakay mwen regilyèman poul pa deranje vwazen’m ak ede zanmi’m bale katye a. Mwen pa jete fatra nan lari, m konseye moun fè menm jan avè’m , men kanmenm sa konn rive fatra ki sot lakay mwen al nan lari a. Ede nan rebwazman. Mpa nan boule kawotchou …mpa jete fatra nan lari mtann machine vin pran yo. Nou ta dwe fè edikasyon pèp la sou polisyon paske li se yon danje pou lasante ak lanati. Evite fè bri, paske sa tou nan polisyon an ou ka deranje ekosistèm nan, fè bèt yo disparèt nan yon zòn . Fè tout posib mwen pou’m pa jete fatra nan lari, eseye konvenk antouraj mwen pou fè tankou’m.
Toujou kenbe kote m’ap viv la ak kote map sikile a pwòp. Pa boule fatra, kenbe anviwonman pam pwòp, ranmase fatra, pa ajoute sou fatra sa yo ki gentan genyen. M pa boule matyè m konnen ki kapab pwodui gaz ki pa bon pou moun ak bèt respire. Mwen byen jere fatra yo. Pa egzanp mwen aprann resikle yo.
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De plus, les infrastructures existantes sont mal réparties sur le territoire ; les meilleurs hôpitaux, médecins, infirmiers, équipements sont concentrés dans les grandes villes au détriment des villes de province. En Haïti nous arrivons beaucoup plus facilement à manger en quantité qu’en qualité. La sous-alimentation et la malnutrition sont récurrentes. Les aliments consommés en moyenne ne renferment pas la quantité de calories (moins de 200 calories par jour) et de vitamines nécessaires. À ces problèmes, s’ajoute la dégradation de l’environnement ayant des conséquences directes et néfastes sur la santé.
POLLUTION, DÉBOISEMENT, OGM.
Dans les pays sous-développés comme Haïti, les taux de natalité et de fécondité sont très élevés, par conséquent, la population augmente très rapidement. Cette démographie galopante a des raisons culturelles (volonté d’avoir plusieurs garçons pour assurer sa descendance et prouver sa fertilité) et économiques (l’enfant est un investissement et une assurance pour ses parents). Cette hausse de la population augmente la demande sociale : problèmes de nourriture, d’habitat, d’urbanisation, d’assainissement, d’électrification, d’éducation, de santé, etc. Elle est également à l’origine de différents problèmes liés à l’environnement qui, en bout de chaîne, auront des impacts négatifs sur la santé.
Considérons un premier cas de figure, la pollution.
En effet, la pollution n’est pas directement liée à la surpopulation mondiale. Les pays les plus développés sont ceux qui polluent le plus et aussi ceux qui ont les taux de natalité les plus faibles. Toutefois, l’augmentation de la population entraîne une augmentation d’utilisateurs de produits en tout genre desquels, résultent les déchets. Ainsi, une mauvaise gestion de ces déchets, comme c’est le cas en Haïti, représente non seulement un danger pour l’environnement, mais également une entrave à la santé. Cette pollution générée par cette incapacité à gérer ces déchets, a pour conséquence environnementale l’augmentation de l’effet de serre et, favorise le développement de maladies transmises pour la plupart par des insectes (vecteurs), telle(s) :
– Le paludisme (Synonyme : malaria) : provoqué par le parasite Plasmodium et transmis par des moustiques qui résident, en plus des montagnes de détritus, principalement à proximité des étendues aquatiques que les femelles utilisent pour la ponte de leurs œufs.
– Le choléra, la salmonellose, la tuberculose, la shigellose, la typhoïde, la dysenterie, etc… (maladies véhiculées généralement par les mouches)
– La leptospirose, la tularémie, la jaunisse infectieuse, la peste bubonique, etc. (maladies transmissibles véhiculées par les rongeurs principalement).
Un deuxième cas de figure, le déboisement.
La pression démographique augmente de plus en plus les besoins de la population (papiers, habitats, charbon (cuisine, industrie), produits textiles surtout). Ces besoins sont en grande partie satisfaits par la surexploitation de ressources naturelles. Parmi ces actions directes néfastes à l’environnement, nous citerons l’abattage non contrôlé des arbres à des fins domestiques et industrielles. Les arbres ont un effet bénéfique sur la santé et le bien-être humain par leurs effets modérateurs sur le climat, l’amélioration de la qualité de l’air, la réduction du gaz carbonique (CO2), en formant une barrière secondaire contre les rayons ultra-violets, et pour la confection de médicaments. Le déboisement nuit de manière indirecte la santé et engendre des maladies telles :
– Des maladies physio-respiratoires et cardio-vasculaires (pneumonie, cancer du poumon) : À partir d’une certaine concentration dans l’air, le gaz carbonique s’avère dangereux voire mortel. La valeur limite d’exposition est de 3% sur une durée de 15 minutes. Cette valeur ne doit jamais être dépassée. Au-delà, les effets sur la santé sont d’autant plus graves que la teneur en CO2 augmente. Ainsi, à 2 % de CO2 dans l’air, l’amplitude respiratoire augmente. À 4 %, la fréquence respiratoire s’accélère. À 10 %, peuvent apparaître des troubles visuels, des tremblements et des sueurs. À 15 %, c’est la perte de connaissance brutale. À 25 %, un arrêt respiratoire entraîne le décès.
– Le cancer : En petite quantité le rayonnement UV est bénéfique et indispensable à la synthèse de vitamine D. Les UV servent également à traiter plusieurs maladies, dont le rachitisme, le psoriasis, l’eczéma et l’ictère. Chez l’homme, l’exposition prolongée au rayonnement UV peut avoir des effets aigus et chroniques au niveau cutané, oculaire et immunitaire. À long terme, les UV provoquent des lésions dégénératives dans les cellules cutanées, le tissu fibreux et les vaisseaux sanguins, conduisant à un vieillissement prématuré de la peau, à des photodermatoses et à des kératoses actiniques.
Et pour finir considérons les organismes génétiquement modifiés(OGM).
Face à une population croissante, l’autonomie alimentaire et l’agriculture paysanne sont mises en péril. Plus de bouches à nourrir, manque de structure au niveau agricole, Haïti tout comme les autres pays du tiers monde, n’a apparemment pas d’autres choix que de développer son secteur agricole, au lieu d’importer des produits ayant subi des traitements chimiques. Les risques potentiels associés à l’utilisation d’OGM menacent l’environnement (toxicité des cultures et végétaux environnants), mais aussi pour la santé :
– Développement de résistances aux antibiotiques
– Diminution de la valeur nutritive de certains aliments (Mauvaise nutrition)
– Risques imprévisibles associés à la consommation d’aliments avec OGM (Cancer).
Il important de mentionner que la pollution, le déboisement et les OGM, ne sont que 3 problèmes, parmi beaucoup d’autres, auxquels sont exposés l’environnement ayant des conséquences à court, moyen et même long terme sur notre santé.
Protégeons notre environnement, et par la même occasion préservons notre santé, pour assurer un meilleur avenir à nos enfants et ne pas leur laisser trop de travail.
Daniel Nadjee MERISMA
RÉFÉRENCES :
http://www.aje-environnement.com , pollution, consulté le 5 juillet 2020
http://www.ogm.gouv.qc.ca , OGM & Santé, consulté le 5 juillet 2020
http://www.rentokil.com , Rongeurs & Maladies, consulté le 5 juillet 2020
http://www.mamawax.com , Les moustiques, consulté le 8 juillet 2020
http://www.fao.org , La surpopulation, consulté le 8 juillet 2020
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