Tchiper, c’est typiquement culturel. On retrouve cette pratique en général chez les noirs, dans les cultures africaines, antillaises et chez les américains noirs qui eux le désignent par l’expression « to suck your teeth » qui signifie littéralement « sucer vos dents ». Justement, le tchip est produit par un mouvement de succion des lèvres contre les dents, parallèlement à la langue, ce qui donne une participation de toute la bouche à l’exécution de ce geste. Chaque tonalité exprime quelque chose, et il existe même des tonalités propres à un genre.
Dans notre culture, tchiper est fort présent dans le quotidien des gens, mais tchiper peut être considéré comme une dérogation aux normes de bienséance, dépendamment d’une tranche d’âge par rapport à une autre ou du statut social. En effet, il est strictement interdit à un enfant de tchiper en présence d’adultes, que ce soient ses parents ou autres cadres. Mais un adulte peut librement tchiper un enfant dans le but de le recadrer, si ce dernier fait une bêtise. Aussi, deux adultes peuvent se tchiper entre eux en cas de désapprobation, d’agacement ou tout simplement en signe de mépris, ce qui est mal vu si un adulte d’un statut social inférieur à un autre lui tchipe.
Il est fort difficile de dire où et quand cette pratique a réellement pris naissance, mais ce qui est sûr, c’est que cette pratique est loin de se perdre. De nos jours, on observe une montée de cette pratique. Toute personne, peu importe sa culture, se trouvant dans un environnement baignant dans ces cultures, ou qui a tout simplement des amis noirs ayant cette pratique dans leurs cultures, se trouve apte à adopter cette pratique. Le tchipage est tout simplement devenu un art.
Karl Luchair Gassendy LECCINOR
https://dictionnaire.orthodidacte.com/article/.definition-tchip
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/videos-les-codes-pour-bien-tchiper_1686380.amp.html
]]>Dans le refus de s’approprier les coutumes du colon, et de faire défaut à leurs origines, les esclaves, avec le panthéon africain, nous ont légué le créole . Ces bouts d’ Afrique parmi lesquels nous citons kongo , Awousa, Baka , Sousou… constituent l’un des plus beaux héritages de nos ancêtres. Sur ces entrefaites, les Soussous sont une ethnie africaine originaire de la Guinée, aujourd’hui principalement installés sur les côtes de la Guinée, du Sénégal, Sierra-Leone. Ils étaient des esclaves domestiques réputés comme grands cuisiniers.ières , non seulement ils dénonçaient leurs frères , les espionnaient, ils étaient à même de tuer pour leurs maîtres quitte à susciter dédains et moqueries de dénonciation de leurs pairs.
Encore aujourd’hui, le Sousou est le traître à tous les partis, le flatteur, un égoïste dans l’âme, la crasse des autres l’indiffère dès qu’il est à son aise . Par les temps qui courent, nous sommes aptes à les identifier, ils sont nos politiciens véreux qui hypothèquent notre avenir pour asseoir les leurs. Ce sont nos figures médiatiques, qui dans une optique de plaire , de réussir par tous les moyens , sont prêts à vendre leur âme au diable . Ils sont notre élite intellectuelle pour qui, connaissance et savoir, ne suffisent guère pour mesurer l’intelligence et la grandeur d’un homme. Ce sont nos amis aux masques gracieux qui se nourrissent de notre vie pour exister . Ce sont nos collègues prêts à tout pour des faveurs sociales. Ils courent les rues, on les voit faire, dès fois on les laisse faire, mais avant nous , ils ont existé , et après nous, ils existeront encore.
Outre l’insatiabilité, les vices, l’éducation et la situation économique,le déclin du pays poussent certains à faire tout ce qu’ils peuvent afin d’avoir de meilleures conditions de vie. Ils sont donc forcés de sacrifier leur réputation, leur dignité, quitte à se perdre eux-même. Si l’on tient en compte le surgissement du marenn/parenn… Pouvons nous donc considérer tous les sousous comme des traîtres et non des survivants? À l’instar du renard dans la fable de la Fontaine, ne devrions- nous pas les voir comme des flatteurs vivant au dépens de ce qui les écoutent ? Tant de facteurs qui suscitent de notre part des réflexions plus approfondies.
Sagine Rebecca Pierre
Sources:
https://lenouvelliste.com/article/109141/les-africanismes-dans-la-societe-haitienne-daujourdhui
Toutefois, sa connotation reste bien large, affective entre amis/amoureux, plutôt acerbe quand le regard de la société devient juge. Ce sont bien souvent des femmes avec plusieurs partenaires sexuels, des prostituées, des adultères, mais aussi des femmes effrontées qui assument leur sexualité. Toujours est-il que sa traduction française se rapproche davantage à « putain ». Pourtant, ce concept quand il est adressé à un homme, prend vite la forme d’une flatterie, d’une constatation, on parle là d’un « mâle alpha » d’un « Casanova ». Certains verraient donc d’un œil machiste, les différents usages du terme bouzen. De ce fait, le comment nous dirige directement vers le pourquoi de ce concept. Il nous faudra donc faire l’histoire pour restituer son origine.
Dans le temps, la société Bizango , une société secrète du culte vodou en Haïti, regroupe différentes branches, cependant celle du renseignement a surtout été octroyée à des femmes. L’on rapporte que durant une cérémonie « Le boule zen », certaines propriétés mystiques sont accordées à ces femmes à savoir, la disparition, le pouvoir de ne pas se laisser atteindre par les projectiles…Elles deviennent donc des agents qui utilisent leur charme corporel et diverses techniques pour requérir des informations chez l’ennemi. Par ce fait, la déformation de « boule zen » serait à l’origine de bouzen, depuis, les femmes utilisant leur corps, ont ainsi revêti cette appellation. L’expression même « vann nan bizango » aurait été attribuée à ceux qui tombaient sous le charme de ces femmes.
Il est un fait indéniable que le terme bouzen vise plus généralement les femmes, qui d’ailleurs est loin d’être un compliment. Il pointe du doigt celles qui choisissent le nombre de partenaires qui leur convient .Qu’en est-il des hommes qui mènent également une vie sexuelle dissolue avec plusieurs partenaires sexuels? À titre d’exemple on cite “Marijan” comme la plus célèbre d’entre elles, nous ne connaissons guère d’hommes célèbres à ce titre. Alors pourquoi la société accule t-elle uniquement les femmes? Pourquoi les hommes peuvent disposer de leurs corps comme ils le veulent et pas les femmes?
Sagine Rébecca Pierre
Source:
https://ayibopost.com/repons-pou-jowann-sou-koze-bouzen-an/https://m.youtube.com/watch?v=2oViwnIrWyY
]]>Dans son ouvrage sorti en 1988 et titré « La meringue, danse nationale d’Haïti », Jean Fouchard nous dit que le mot « méringue » est dérivé d’une danse bantoue nommée « mouringué ». En effet, le méringue (à ne pas confondre avec la merengue de la République Dominicaine) est une musique de danse et un symbole national haïtien. Il s’agit d’un style de musique joué avec des instruments à cordes, avec des instruments appartenant à la section des cuivres, au piano et à d’autres instruments à percussions.
La méringue selon une hypothèse de Jean fouchard serait né au milieu du XIXe siècle, donc il serait né de la déformation de la contredanse française et du brassage de rythmes musicaux africains provenant du vaudou, mélange qui va déboucher sur le carabinier et le Kalinda qui vont déboucher à leur tour sur la méringue haïtienne qui selon certaines affirmations influencerait la merengue dominicaine. Ce style était joué par les orchestres qui, dans les années 40, tenait l’étendard de ce rythme national avec des personnalités comme Issa El Saieh, René St Aude et Antalcidas Murât qui ont fondé le « super-orchestre » qui compte des tubes comme « Choucoune », « Haïti Chérie », « La Sirène La Balène ». Sous l’influence du « Jazz américain », ce style s’est vu changé vers les années 60 en « cadence-rampa » qu’on traduisait en méringue selon le style de Weber Sicot et en « compas-direct » qu’on traduisait en méringue selon le style de Nemour Jean-Baptiste. À nos jours, le compas-direct ou tout simplement le Compas reste le fier héritage de la méringue haïtienne.
Aujourd’hui encore, on fait mention de méringue, surtout pour le carnaval. Les « méringues carnavalesques », différemment de la méringue initiale et/ou du compas, sont joués au Presto , ils ont des textes un peu plus libertins et sont généralement conçus pour animer sur un parcours assez long et pouvant tenir en haleine le public traditionnellement en liesses à cette période.
La méringue, quoiqu’on en parle peu à présent, restera le point de départ de cette bonne musique qu’est la musique haïtienne.
Karl Luchair Gassendy LECCINOR
Sources:
https://lenouvelliste.com/article/53643/meringues-carnavalesques/amp
https://en.m.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ringue